MAINS BASSE SUR LES NATIONS UNIES 6

MAINS BASSE SUR LES NATIONS UNIES 6
PREMIER COMMANDEMENT POUR LE VILLAGE PLANETAIRE

L'HOMME EST FIER DE SON HUMANITE

COMMENTAIRES

L'homme n'a jamais été, l'homme n'est pas, l'homme ne sera jamais autre chose qu'homme. Ni fruit d'une quelconque évolution, ni apparition subite à un endroit quelconque de l'univers un temps, ni résultante d'un hasard qu'on ne peut expliquer, l'homme premier ne saurait être que créature.

Le totem ne donne pas la puissance à un homme. L'animalisation, qu'elle soit par totémisation ou par dressage des consciences comme le fait si bien l'école occidentale, n'est pas une démonstration de puissance : les deux chosifient l'homme et marquent une régression de l'humanité victime.

Si l'homme doit évoluer, il ne peut aller vers rien d'autre qu'homme. Le surhomme dont parle l'Occident est un rêve fort pieux ; c'est un babel-rêve, fait pour ébranler les esprits faibles, insinuer à ceux qui ne vivent pas encore à l'occidentale de vite s'aligner, de peur d'être retranché de l'humanité. Mais le Noir d'Afrique a déjà été retranché. Et aucune plaie terrienne ne sera aussi mortelle que le racisme.

Au reste, quiconque cherche à ôter, à ajouter à son humanité une chose étrangère à la substance humaine, ou à transformer tout ou partie de son humanité pour autre chose entre derechef en guerre contre lui-même, contre la création et contre le créateur ; il chute à ses peines et dépens.
L'homme n'échangera son humanité contre rien au monde.

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# Posté le jeudi 11 septembre 2008 12:11

MAIN BASSE SUR LES NATIONS UNIES 8

PREMIERE PARTIE

Le nombre de cadavres causé par le mépris des colons occidentaux des autres races, peuples et cultures est tellement grand qu'il ne peut se laisser contenir par une mémoire humaine.

Nos vies passent, nos maux sont incommensurables. Et comme on plante un arbre pour lutter contre la pollution de l'air, l'érosion du sol et les perturbations climatiques, certains hommes ont trouvé plutôt bon de semer le mal autour d'eux. Pour que l'ivraie aille grandissant. Et que l'humanité déjà assez souffrant n'ait un jour aucun moment de répit. Parfois on croit qu'avec la mort de certains hommes, certaines pratiques vont changer ou tout simplement mourir de leur belle mort. Mais pis ! Il en va autrement, car dans la lignée il se trouve toujours un descendant aussi mal parti et mal pensant que le précédent pour porter ce sac destructeur et accablant pour l'humanité. La totémisation est l'une de ces pratiques là et le sieur Kuete David, le jeune promoteur de la pérennisation de celle-là.
Nos aïeux-notables il faut le préciser-, pratiquaient cette science pour garder le village et la chefferie. Ils se positionnaient alors aux frontières du village, dans les carrefours ainsi que dans la chefferie, et cette ceinture de sécurité qu'ils formaient était bénéfique pour la population entière. C'est ainsi que nul ne pouvait se plaindre d'avoir perdu quoi que ce soit par vol, que chacun sortait de chez lui laissant portes et fenêtres ouvertes sans rien craindre...ceux qui, en ces temps perdus il y a un peu longtemps, avaient aussi droit au totem étaient les médecins, car praticiens d'une médecine naturelle.
C'était bénéfique- et ça l'est encore aujourd'hui-, d'utiliser un totem pour tromper des animaux sauvages et réussir dans sa vie de chasseur. C'était bénéfique d'utiliser un totem pour accéder à des endroits impraticables et récolter des herbes médicamenteuses nécessaires à la survie des êtres de chair. C'était bénéfique d'utiliser un totem pour sortir de l'argile du sol, traiter les hommes avec ou s'enrichir par sa commercialisation. C'était bénéfique d'utiliser des totems pour garder nos chefferies et préserver, d'une manière, leurs caractères sacrés et, d'une autre manière, les rendre inaccessibles à n'importe quel brigand. C'est bénéfique d'utiliser un totem pour étudier et connaître véritablement une communauté d'animaux et devenir ainsi un grand chercheur et un grand savant dans le monde d'aujourd'hui. Tout cela n'est bon que quand le but poursuivi est atteint et l'humanité saine et sauve. Tout cela n'est sécurisant que quand la dissuasion, tactique bien connue de la notabilité, est pratiquée, sinon il faut s'attendre au pire ! Et le pire, c'est cette conscience qui se saisit elle-même comme objet et qui fond sous le même coup en en-soi.

DEUXIEME PARTIE

Le totémisme est un fait social réel, et non imaginaire. Les colons ne l'ont peut-être pas compris ou ils ont fait semblant de ne pas le comprendre et l'ont présenter sous ses mauvais jours. Ils en ont parlé comme d'une religion où le barbare vouait un culte à son ancêtre de la tribu par animal (sacralisé) interposé. Ils sont même allés jusqu'à comparer le totem à un drapeau ! Cela s'appelle « faire les sciences sociales avec un voile sur les yeux ».
Le fait est que la totémisation est une animalisation de l'homme. Ceux qui s'y adonnent croient, à tort, y trouver un surplus de puissance et avoir une dignité en plus dans la société, ce qui se vérifiait somme toute dans le passé. Mais pour ce qui est d'aujourd'hui, ils finissent toujours par se mordre chacun son propre nez, et chacun à son tour. C'est que, contrairement à la déification de l'homme qui n'est qu'un rêve d'enfant au biberon, voire un saut dans le vide-du moins sur le plan pratique-, l'animalisation de fait de l'homme par totémisation marque une régression de l'humanité. La pratique est certes bénéfique pour l'animal, car il s'humanise et échappe parfois aux tirs des chasseurs en montrant sa face humaine, mais aujourd'hui elle n'apporte rien de plus à l'homme qu'ennuis, insomnies et fuite permanente de son ombre. Jean Paul Sartre avait écrit q'une conscience qui se saisit elle-même comme objet reste figée. La vérité est qu'elle s'éclipse comme conscience et fond en-soi. Et c'est la fin de l'homme totémisé.
Figeons notre regard sur l'humanité en peine dans ce genre de pratique aujourd'hui et affirmons haut et fort que pour l'homme l'animal doit toujours être un moyen, et jamais une fin que fin destinée à la servitude. Nous ne gagnons rien dans un totémisme sans dynamisme. Pourtant ce fameux Kuete David, avec ce kola claquant sous les dents et ce pot de vin de raphia qui ont fait tellement de victimes qu'on ne saurait si vite compter, trouve son compte dans la totémisation.
Il pratique un cannibalisme voilé en ceci qu'une fois son kola consommé par la cible ou son verre de vin bu, il « se précipite sur la victime » et s'en régale chez lui comme d'une viande de brousse. Par ailleurs nous savons bien dans quels commerces il vend sa viande de rat !et beaucoup la consomme sans le savoir. Voilà donc jusqu'où peut mener la famine, la pauvreté, ...la faute revient aussi au colon qui avait voilé sa face pour induire le monde en erreur, car les victimes se recrutent parmi les jeunes à qui on a enseigné à l'école moderne que le totémisme n'est qu'une superstition de plus que le barbare a apporté au monde pour le dénigrer. Et que de gens morts à cause d'une école qui parle sans savoir de quoi elle parle ! Que de vies gâchées ! Soixante années se sont écoulées sans que les Nations Unies ne rétablissent ces vérités quotidiennes de notre vie voilées par le colon. Sans doute parce qu'elles appartiennent au monde culturel nègre.
Voilà le côté sombre du totémisme. Nous avons marqué qu'il a un fondement social et humanitaire bien déterminé. Mais manger un animal devenu homme par totémisation c'est manger l'homme qu'il représente en brousse. Le totem n'apporte ni chance ni puissance ni protection de soi, que ce soit pour ce qui est d'aujourd'hui ou d'hier. Le totem est le signe et la manifestation d'une régression de l'humanité. Et le refrain de l'homme totémisé doit toujours être : « dans ma vie je recule, je recule, je recule... » Fuites, ennuis, peines et désespoirs, tel est son lot quotidien. Mais il faut savoir que la totémisation est un point bien réel de l'occultisme Noir. Il est bien exploitable à des fins extrêmement positives. Et, si le monde doit devenir global, ce sera l'un des apports du monde Noir à cette globalisation.
Pour un nouveau monde, il s'agit de reprendre l'histoire de l'humanité dans ses moindres détails pour voir ce qu'il y a lieu de faire. Car le bien ne saurait avoir pour fondation le mal. Prenons notre courage à deux mains... et on ne juge personne, on n'indemnise personne : nous sommes tous coupables, d'une façon ou d'une autre, directement ou indirectement ; responsables de ce qui s'est passé de bien ou de mal dans l'humanité hier, de ce qui s'y passe maintenant et de ce qui s'y passera demain.

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# Posté le dimanche 07 septembre 2008 05:22

Si je savais

Si je savais ce qu'est la vie
Je serais peut-être sans vie

Si je savais ce qu'est la mort
Je vivrais pour toujours et sans remords

Si je savais pourquoi je vis
J'aurais déjà achevé ma vie

Si je savais pourquoi on meurt
Je ferais de cette terre ma demeure

Si je savais d'où vient la vie
Je filerais doux contre ma survie

Si je savais où mène la vie ou la mort
Pour rien au monde je ne serais d'accord

Si l'homme savait pourquoi il est à terre
Il laisserait la lune tomber
Et ferait de la terre son affaire
Pour ne pas être damné
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# Posté le lundi 07 mai 2007 12:19